Holocaust

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Sous le blabla se cachent le silence et les sentiments.

Mais tu sais de ces jours étranges, on en crève.

Comme dit si bien Verlaine, au vent mauvais.

—S. Gainsbourg

L’humanité, le regard fiévreux et les bras croisés, spectatrice de sa propre et triste déchéance, je n’en faisais plus partie, et toi non plus. Et tu vois, si il y a quelque temps tu etais resté au lieu de partir, j’aurai peut etre perdu la foi un peu moins tot. Peut etre.

Mais tu es mort et déjà vaincu. C’est surement depuis, que j’ai du mal à lire les  cotes de ce projet que d’autres appellent l’existence. Tu etais l’écume de ces espoirs sans suite. Tu ne reviendras jamais, c’est long jamais. Mais il faut se rendre à l’évidence. L’évidence, c’est qu’on a pas de souvenirs, c’est qu’il ne reste plus rien de nous deux. Ou plutot si, il reste des bouches amères, plissées, tordues, des draps ouverts, de la cendre et des megots, des visages défaits, des heures à pleurer, des années de solitude, mais pas de souvenirs.